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L'auteure

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Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 18:42

Passagers clandestins - Timothy FINDLEY - Roman - traduit de l’anglais (Canada) par Isabelle MAILLET - ACTES SUD - 470 pages

 



A qui remonte la faute de notre perte d’innocence ?


Vous pensez (évidemment !) que c’est à Eve ? Aïe ! Timothy FINDLEY propose une toute autre version dans une fable fantastique que l’on ne peut plus lâcher aussitôt qu’entre en jeu le Tout Puissant !


Revisitant l’histoire biblique du déluge, avec audace, le romancier prend la liberté de sa plume pour envisager une rencontre insolite et hilarante à découvrir entre le vieux Yahvé et le patriarche Noé. D’un tour de passe-passe offert par ce dernier à son Seigneur pour le distraire de sa dépression, voilà que se scelle le destin de l’humanité.


Qui donc est ce Noé, prêt à tous les sacrifices - des plus cruels ! - pour plaire à son Maître ? Conduisant sa maisonnée de manière despotique et autoritaire, aux prises de plus en plus souvent avec Mme NOYES (sa femme alcoolique et rebelle qui parle aux animaux et notamment à sa chatte Mottyl aveugle, et s’évertue à appendre à chanter aux moutons) ? Qui sont ses fils, ses belles-filles dont l’une d’elles est bien étrange et diablement… rusée ?

Comment tous ces animaux ont-ils pu être triés, parqués, répartis, au moment de l’avant-déluge ? Avez-vous déjà imaginé un instant le tohu-bohu que cela a dû être ?

Comment tous ces hommes et cette impressionnante ménagerie, ont-ils passé ces longs jours de dérive, de pluies diluviennes, de tempêtes, d’incertitude, d’inquiétude, etc.. ?


Il fallait oser ! T. FINDLEY, pour notre plus belle distraction, et peut-être un peu pour bousculer les consciences, ne s’en est pas privé !

Lire la 4e de couverture sur le site d’ACTES SUD :

http://www.actes-sud.fr/ficheisbn.php?isbn=9782742779932

 



Biographie de Timothy Findley

Timothy Findley, écrivain, acteur, dramaturge est né au Canada à Toronto en 1930. Il fait ses études au Saint-André’s College et au Jarvis College de Toronto et abandonne le Collège pour des raisons médicales. Il étudie ensuite le jeu scénique au Royal Conservatory of Music de Toronto avec Clara Baker, puis avec Sterndale-Bennett et enfin à la Central School of Speech and Drama à Londres. Il étudie aussi le ballet avec Janet Baldwin. De 1953 à 1957, il est acteur et se produit en Amérique du Nord et en Europe. Durant cette période, il commence à écrire et passe une partie de son temps, à Hollywood en 1957 et en 1958. Il devient rédacteur commercial pour la radio CFGM de Richmond Hill en Ontario et écrit également des scénarios.
En 1967 paraît son premier roman, The Last of the Crazy People, qui remporte le prix du Gouverneur général. A partir de ce moment, il se consacre pleinement à l’écriture. Il est l’auteur de 9 romans, 4 recueils de nouvelles, 8 pièces de théâtre et de nombreuses pièces radiophoniques et documentaires réalisés avec son compagnon William Whitehead.
Timothy Findley a obtenu de très nombreuses récompenses dont le Prix du Gouverneur général du Canada, pour The Wars en 1977, le Prix littéraire Trillium du gouvernement de l’Ontario pour son recueil de nouvelles Stones en 1989. Il a été fait docteur honoris causa en lettres de la Trent University en 1982, de l’University of Guelph en 1984 et de la York University en 1989.
En France, l’ensemble de son œuvre a été publiée jusqu’ici au Serpent à plumes et souvent reprise en Folio. Timothy Findley est mort en Provence en 2000. Il a été l’un des écrivains canadiens parmi les plus lus et aimés au monde.

 

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commentaires

sybilline 22/02/2009 12:06

Décidément, tu pars toujours à la recherche des talents méconnus ou délaissés! J'avais en son temps adoré Pilgrim et note donc aussitôt ce livre.

22/02/2009 12:47


Sybilline,

quand un auteur ose sortir des sentiers battus, même si certains passages de ce livre m'ont paru particulièrement cruels, son audace me plaît !


aimela 20/02/2009 17:07

Moi qui croyais que c'était la faute à Eve, je me suis faite avoir ? Je regarderai  à la bibliothèque si je le trouve mais pour l'instant, j'ai trop de retard dans mes lectures . amitiés

20/02/2009 17:23


Attention, néanmoins, certaines scènes (sacrifices rituels) sont cruelles.
Bises


Lou 19/02/2009 11:02

je note de suite, d'autant plus que j'adore la couverture... du même auteur j'ai beaucoup aimé "Pilgrim"... que j'ai cela dit presque complètement oublié. Un gros pavé se lisant à toute vitesse, je me rappelle aussi de psychanalyse,d'histoires de couples et de Suisse... voilà :p voilà qui va sans aucun doute te convaincre ;)

19/02/2009 21:34



pour celui-ci, n'étant pas amateure de fantaisie, j'ai eu un peu de mal à entrer dans le livre, mais l'auteur a su me happer, notamment grâce à l'arrivée de Dieu venant rencontrer Noé.

Merci pour les indices semés ici afin de me conduire vers une autre oeuvre.   :-)



Viviane 19/02/2009 10:17

Ah... Un livre qui va dérider ces jours empesésun livre qui va donner du grain à moudre à mes terres froidiesmerci Marianne, ton enthousiasme fait plaisir à lire

19/02/2009 21:27



bientôt bientôt, le soleil reviendra réchauffer tes terres, chère Poétesse.
Je le sens, je le vois, tous les jours faire rallonger les jours, et tenter de percer (comme les perce-neige !) la couverture grise de nos villes.
Prends soin de toi !
Douce soirée à toi.