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L'auteure

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Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

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1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 16:34

Femmes qui courent avec les loups - Clarissa Pinkola Estés - Le livre de poche - 763 pages




Assise sur un siège, adossée contre la vitre froide du tramway me ramenant chez moi à l‘issue d‘une journée de travail, je lisais un pavé format poche quand une dame - que j’avais vaguement aperçue assise à l’arrière en compagnie de deux messieurs et d’une dame - fort poliment s’est approchée puis s’est penchée vers moi. C’est mon livre qu’elle reluquait. Son titre, m’annonça-t-elle, lui échappait mais elle l’avait reconnu entre mes mains et était désireuse de le conseiller à sa voisine. Elle m’a priée, tout en soulevant elle-même le livre, de bien vouloir lui laisser consulter le titre. J’ai déchiffré tout haut : « Femmes qui courent avec les loups ». Nos regards se sont croisés puis elle est retournée auprès de l’autre voyageuse lui énoncer le titre, lui conseillant vivement cette lecture, sans se détourner de mon regard quelque peu interloqué. J’acquiesçais à ses commentaires en y ajoutant les miens.

Autour de ce livre, une complicité spontanée s’était instaurée. Une sorte de reconnaissance implicite.

En nous saluant au terminus de notre voyage, sans rien avoir pourtant lâché de nos vies, j’ai eu l’impression d’avoir été autorisée à accéder, un très bref instant, à son intériorité. Ensuite, chacune de nous deux retournait à sa vie. Derrière moi, je l’entendais informer les deux hommes sur le motif de ce court échange auquel, incrédules, ils avaient assisté.

Les femmes l’évoquent, se le recommandent (http://blogsissipaillette.over-blog.com/article-23839439.html), se murmurent le titre à l‘oreille (http://www.psycho21.com/blog/vitali/femmes-qui-courent-avec-les-loups), se l’offrent, se le transmettent…


Clarissa Pinkola Estés a œuvré 25 ans jusqu’à la parution de ce livre.

C’est le fruit d’une longue observation, favorisée par :

- sa pratique d’analysante habilitée et formée pour accompagner la descente dans l’inconscient et le processus de l’individuation

- l’antériorité globale des batailles, expériences et histoires féminines du monde

- sa propre histoire personnelle et familiale

- la collecte d’histoires, poèmes et contes dont elle est devenue dépositaire tout en y travaillant à son tour…

Les contes, plus particulièrement, lui permettent d’explorer, d’illustrer et d’expliquer les étapes de « ce processus graduel » qu’est le voyage vers le dessous, là où s’étend l’univers ineffable de la psyché.

Qu’elle se situe au début de son initiation ou déjà en route, chaque femme (ce livre n’est toutefois ni fermé ni opaque aux hommes !) trouvera dans cette œuvre remarquable une possibilité de se positionner dans son cheminement, d’en décrypter les signes, de comprendre en quoi consiste ce mystérieux parcours vers « La Femme Sauvage », de renouer avec leur nature instinctive…

« Quel que soit le nom qu’on lui donne, la force que personnifie La Loba enregistre le passé de tous et le passé du monde, parce que génération après génération, elle a survécu et qu’elle n’a plus d’âge… Cette ancienne, la Vieille Qui Sait, nous la portons en nous. Elle s’épanouit au plus profond de l’âme-psyché des femmes. Elle habite cet espace du temps où l’âme du loup et celle de la femme se rencontrent; où l’esprit et l’instinct se mêlent, où la vie profonde assoit la vie de ce monde. C’est le point où se rejoignent et s’embrassent le « je » et le « Tu », l’endroit où, en esprit, les femmes courent avec les loups.

Cette vieille femme se tient entre deux mondes : celui du rationnel et celui du mythe. Elle est leur articulation. Cet entre-deux est le lieu inexplicable que nous reconnaissons lorsque nous en faisons l’expérience, mais si nous essayons d’en saisir les nuances, elles nous échappent et changent de forme, sauf si nous passons par la poésie, la musique, la danse, ou les histoires… le lieu où les choses sont et ne sont pas encore, où les ombres ont une substance et où la substance est transparente….

Elle est ce qu’elle est et elle le reste, quels que soient les noms qu’on lui donne, noms anciens ou noms nouveaux, La Que Sabe, Celle qui Sait, la Femme Sauvage, La Loba…L’archétype est partout présent et pourtant on ne peut le voir, au sens habituel du terme. Ce qu’il révèle de lui dans l’obscurité n’est pas nécessairement visible en pleine lumière. »


Clarissa Pinkola-Estés est psychanalyste, docteur en ethnologie et en psychologie. Elle a dirigé le centre Carl-Gustav Jung à Denver. Son premier livre, Femmes qui courent avec les loups (Grasset, 1996), est une référence dans le monde entier. Elle a également publié Le jardinier de l'Eden (Grasset, 1998) et Le don de l'histoire (Grasset,1999).
(source : http://www.edition-grasset.fr/chapitres/ch_pinkola.htm)

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commentaires

Aguet 09/02/2011 11:19



J'avais acheté ce livre lors de sa première parution. Il m'avait laisser un peu perplexe. Je viens de tomber sur une analyse critique de ce livre qui apporte un éclairage intéressant pour ceux
qui veulent décoder ce livre : http://rives.revues.org/554



Marianne 11/02/2011 22:06



Merci pour cette information complémentaire précieuse ! Je me suis rendue sur ce site et j'ai apprécié cette analyse très complète.


Très cordialement;



Agnès Villani 03/01/2009 19:08

A mon tour de te souhaiter une merveilleuse année, douce, chaleureuse, comme un beau matin d'été.Je t'embrasse.Agnès

03/01/2009 21:54



Grand merci pour tes voeux, Agnès !

J'aime beaucoup l'été et cette chaleur que tu insuffles à travers tes mots.
Que 2009 te comble, t'inspire, t'en...chante !

Je t'embrasse à mon tour !