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L'auteure

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En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 12:29
La traversée du Mozambique par temps calme - Patrice PLUYETTE - Roman - SEUIL Fictions & Cie - 317 pages

4e de couverture : "Le capitaine Belalcazar, archéologue à la retraite et vague descendant d'un conquistador espagnol, met les voiles une nouvelle fois vers la jungle du Pérou pour trouver l'or de la mystérieuse cité inca de Païtiti. Un beau bateau, une belle équipe, un itinéraire rigoureusement planifié : cette tentative sera la bonne. Sauf que rien ne se passe comme prévu. Les obstacles se multiplient. On n'a pas fini d'être surpris. Et l'auteur semble y prendre un malin plaisir".


Mon commentaire :

Né en 1977, Patrice PLUYETTE obtient une maîtrise de lettres modernes à la Sorbonne, puis renonce à son projet d’enseignement pour se consacrer à l’écriture.

 

Interloquée par le titre, je me suis demandée s’il y avait la moindre allusion à un autre titre (« Dans la nuit du Mozambique de Laurent Gaudé). Je n’ai pas sauté sur le livre pour cette raison (car je n'apprécie pas les chemins empruntés par ceux qui profitent d’un succès précédant pour se bâtir une renommée facile...).
Son interview sur France 5 (émission « La Grande Librairie »), a suscité mon envie de le découvrir.

 

 

« La traversée du Mozambique par temps calme » est une parodie de roman d’aventure. Un creuset d’humour et de fantaisie en décalage du conventionnel (sans pour autant en prendre le contrepied), où l’auteur entre en interaction avec son lecteur en actionnant les leviers de la complicité et du pas sérieux.

On le lit comme on écouterait un copain raconter une histoire rocambolesque en lui pardonnant d’avance son exubérance parce qu‘il est quand même fichtrement habile dans son art ! Au fil des pages, un certain étonnement s’empare de vous, vous gloussez, vous pensez « il est déjanté ce mec !« . Vous vous demandez où il veut en venir. Mais... avec délectation vous souriez de ses audaces.
Quand il vous désigne comme d'un claquement des doigts  les trappes de son imagination, alors vous éclatez vraiment de rire !


L'auteur présente son livre lui-même dans cette vidéo :



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commentaires

Dina Maghi 25/11/2008 20:12


Fort de critiques plutôt élogieuses, je me suis procuré le roman de Patrice Pluyette « La traversée du Mozambique par temps calme ». Bien mal m’en a pris ! Cette traversée, pour moi du moins, s’est vite muée en grand calme plat dans les plus mornes des sargasses. Pour le dire platement, je ne me souviens pas de m’être emmerdée à ce point durant une lecture. Un salmigondis de péripéties gratuites, faux coups de théâtre téléphonés, descriptions et narrations foireuses entrecoupées de platitudes pseudo-philosophiques. Malgré de louables tentatives de créer l’écriture à géométrie variable que requiert ce genre d’ouvrage, pas un seul instant la magie du verbe n'agit. L’auteur lui-même a dû se barber à rédiger ce balourd pensum, qu’un tapage médiatique voudrait nous faire prendre pour une divertissante parodie du roman d’aventures mais qui nous assène dès les premières pages la juxtaposition de cerises insipides sur un bâton informe. Je l’imagine poussant un « Ouf ! » de soulagement à l'écriture du mot "Fin". « Yes, I could ! ».
Bien sûr, puisque c'est paru chez un « grand », les thuriféraires appointés ne manquent pas de coller à ce magma informe le qualificatif tellement galvaudé, d’ "initiatique". Je les engage à relire London, Melville et Swift pour retrouver, s’ils en sont capables, le sens de ce terme associé au roman d’aventures, réelles ou fantastiques. Pour une fervente de lectures, c’est un crève-cœur de constater dans quel bourbier mercantile patauge aujourd'hui une édition française – pardon, un book-bizness parisien – qui nous a donné Chateaubriand, Hugo, Balzac, Zola, Proust, pour ne citer que de grands anciens…
 
Mais il y a pire : dès les premières pages, m’a envahie un sentiment de déjà-lu. Et un titre m’est revenu à l’esprit : « Mes Grandvoyages à travers le vaste monde », de Françoise Pirart, paru en 2000 aux éditions Luce Wilquin. J’ai repris l’ouvrage et des similitudes aussi nombreuses qu’étonnantes m’ont sauté aux yeux. Passons sur les anachronismes voulus, un mélange de primitivisme et de modernité, les villes abracadabrantes, les précisions géographiques fantaisistes, les peuplades aux mœurs grotesques pastichant les nôtres, les noms locaux rappelant notre quotidien technologique, le passage sans transition des banquises aux forêts tropicales, des  incendies aux inondations, plus tous les moyens de transport imaginables, y compris montgolfière et radeau : ils font partie de la panoplie inhérente à ce genre d’ouvrage, et leur ressemblance peut être l’effet du hasard (quoique, avec une telle accumulation… !)
Par contre, la proximité de certains personnages sidère. Le capitaine Belalcazar de Pluyette évoque l'Onc' de Pirart, la Fontaine de l’un les accompagnatrices de l’autre… Chez les deux, des personnages apparaissent et disparaissent sans raison pour reparaître plus tard de façon tout aussi aléatoire (mais, avec chez Pirart, une cohérence interne du récit qui fait défaut à Pluyette). Surtout, le Jean-Philippe de “La traversée” est une copie conforme du Gâlafron mâtinée du Comte des “Grandvoyages” : changements de taille, tantôt “bon” et tantôt “méchant”, cadavre transporté qui ressuscite de but en blanc, découverte de sa propre voie en fin de périple…
Interpellent également la construction identique, parodique « à l’ancienne », en chapitres avec leurs titres pseudo-descriptifs souvent loufoques, les digressions, les discours pseudo-scientifiques, les ruptures stylistiques, les énumérations… Jusqu’à une énigme avec solution à l'envers, comme dans les revues pour jeunes, que l’on trouve à la page 85 des “Grandvoyages”, à la page 247 de la “Traversée”.
Mais alors que les changements perpétuels de style, chez Pirart, collent parfaitement au côté pataphysicien de son road-movie, avec une unité d’inspiration jouissive, sans que jamais l'idée de "gratuité" ne vienne à l'esprit, tout me semble aléatoire et fabriqué chez Pluyette, comme s'il devait trouver n'importe quoi pour faire avancer le schmilblick jusqu'au terme des trois cents pages fixées, sans la moindre nécessité interne.
Bref, je suis intimement convaincue de ce que « La traversée du Mozambique par temps calme », sans être à proprement parler un plagiat de « Mes Grandvoyages à travers le vaste monde », en est à tout le moins une – mauvaise – resucée. À chacun de se faire une opinion, mais il me paraît impossible de se prononcer sur l’un sans avoir lu aussi l’autre.

28/11/2008 19:50



Je n'ai pas lu l'ouvrage de Françoise Pirart, que je ne connais pas. Je me suis donc laissée étonner par Pluyette et ses trappes imaginatives qui font passer d'un décor à un autre, d'une
situation à une autre sans que forcément la raison ait à s'exercer dans l'optique d'une crédibilité des personnages, lieux ou même d'une cohérence dans l'histoire. J'ai trouvé ce
procédé plutôt ludique. Un peu comme on s'amuserait lors d'un atelier d'écriture...


Merci, Dina, de ce commentaire argumenté qui vient ici offrir avec une courageuse conviction un autre regard sur ce livre.


Je vous souhaite une bonne soirée.


 


 


 


 


 


 


 


 



Sissipaillette 26/10/2008 14:42

Coucou,Merci d'être passée au jardin et merci pour ce joli commentaire que tu m'as laissée.Je t'embrasse et te souhaite un doux dimancheSissi

27/10/2008 21:16


Merci belle Sissi !
Il fut plaisant ce dimanche : un petit tour en ALLEMAGNE, dans la ville de LAHR, pour la fête des chrysanthèmes.
bises


aimela 24/10/2008 19:16

Excuse moi, tu as du faire une petite erreur dans la date de naissance  1997, cela lui fait 11 ans, il y a des surdoués mais quand même . Tu pourras retiré mon commentaire après , cela n'aura plus lieu d'être , amitiés

25/10/2008 10:36


Merci beaucoup Aimela de m'avoir signalé cette erreur !
J'ai de suite rectifié et m'en excuse auprès de mes lecteurs !
Pas de raison de supprimer ton commentaire qui démontre ton attention !
A bientôt Aimela
Amitié


Viviane 22/10/2008 09:13

j'aime bien la phrase " les trappes de son imagination"y aurait-il un  livre emboité dans le livre?

23/10/2008 16:24


non, non, il ne s'agit pas d'un livre dans un livre mais de la manière dont l'auteur nous fait circuler dans son histoire...



" Charly " 20/10/2008 17:40

Eh bien, entre ton commentaire et la vidéo, tu m'as donné envie de le lire, surtout s'il est écrit sur un ton léger, qui ne se prend pas au sérieux. Je vois que nous regardons les mêmes émisssions télévisées. J'ai dû manquer celle-ci. Ah, tant de choses à lire et si peu de temps !Charly...