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L'auteure

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En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 20:56
Grâce et dénuement - Alice FERNEY - Actes Sud - Roman - 289 p


4è de couverture : "Dans un décor de banlieue, une libraire est saisie d’un désir presque fou : celui d’initier à la lecture des enfants gitans privés de scolarité. Elle se heurte d’abord à la méfiance, à la raillerie et au mépris qu’inspirent les gadjé. Mais elle finit par amadouer les petits illettrés, en même temps qu’elle entrevoit le destin d’une famille sur laquelle règne une veuve mère de cinq fils.

Dans ce troisième roman, récompensé par le prix "Culture et bibliothèques pour tous", Alice Ferney excelle à faire entendre les voix intérieures de ses personnages, leurs sentiments inavoués, leurs désirs brimés, leurs solitaires affrontements avec la fatalité."


Mon appréciation : en 4 parties et jusqu'à l'épilogue, Alice FERNEY construit un véritable camp de gitans, en passant de l'un à l'autre comme va l'amour de la vieille Angéline - d'un caractère trempé, âpre et pittoresque - à ses fils, à l'une ou l'autre de ses belles-filles (mais pas toutes !), à ses petits-enfants.
Ils sont là, vivants dans leur indigence, dignes et fiers dans leurs combats et leurs chagrins, qu'ils soient anciens ou jeunes.

Quand la romancière prend la plume pour leur prêter une parole, c'est à leurs rêves simples qu'elle offre ses mots, comme de l'eau courante, un emploi, un subside, la liberté et le droit si mal consenti, d'apprendre, de se cultiver, avec la même passion qu'ils éprouvent à aimer avec leur chair leur vie de rudesse et de dénuement.

Ce roman émeut et percute à la fois.
Oui, quand Alice FERNEY exerce ce talent qui lui est très caractéristique d'une analyse toute en finesse, tellement authentique de l'être, elle laisse émerveillée son lecteur.
"Ce qu'on garde pour soi meurt, ce qu'on donne prend racine et se développe".
Une de ses phrases puissantes dont elle vous darde en presque toute innocence, mais qui interpelle tout en prouvant la générosité de celle qui vous en fait don.
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Pour information, l'auteure participera le samedi 18/10/2008 à 17 h à une Conversation animée par Marc JARRY à la librairie Kléber de Strasbourg à l'occasion de la parution de son dernier roman "Paradis conjugal".

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commentaires

beat 05/10/2008 12:19

il est dans ma PAL ... et suite à ton commentaire ... je vais le mettre au sommet de ma pile .....

07/10/2008 17:55



Si tu veux revenir nous donner ton impression lorsque tu tu l'auras lu, tu seras bienvenu(e).
Bonne lecture d'ici là !



aimela 04/10/2008 11:53

Je suis d'accord avec les mots de l'auteur, c'est pourquoi lorsque je découvre de quoi alimenter ma culture, je la partage . Encore un auteur interessante  mais quand aurai-je le temps de lire tous cees auteurs, je n'en  ai  plus beaucoup . Amitiés Marianne

07/10/2008 17:53


Oui, je te comprends Aimela, moi aussi je ressens cette frustration de ne pas avoir assez de temps pour lire les auteurs qui m'attirent.
;-)