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L'auteure

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En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

Archives

18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 13:23

 

On n’imagine pas la richesse qu’il peut y avoir à sonder plus loin que l’apparence le spectre coloré de ces lumières intérieures, visibles seulement au filtre de l’amour. Lui seul tisse les fils invisibles pour composer la trame d’une relation qui ne ressemblera jamais à aucune autre qu’à elle-même.

 

J’ai mis plusieurs dizaines d’années à percer ce secret humain qui a le défaut majeur  de ne se rendre accessible qu’à celui qui l’aura d’abord recherché.

 

Toute âme ne demande qu’à être comprise et reçue. Mais elle doit apprendre a recevoir pour parvenir à offrir à son tour. C’est pourquoi, on reçoit longtemps, beaucoup, et de manière considérable. Comme l’enfant imite les référents parentaux, l’âme humaine fait elle-même l’apprentissage d’une palette de sentiments, tous destinés à la forger en énergie de don.

 

Avant que de se faire don, elle doit être capable de comprendre, d’entendre, de percevoir, de deviner.

 

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commentaires

Roméo 03/07/2008 10:23

Merci à vous  Marianne et  à vos commentateurs cae  je trouve un écho très fort en moi dans cette période où recevant beaucoup de mes amis et famille je mesure que je suis en mesure de beaucoup donner aussi et que ce que je vis en ce moment "ça vaut vraiment la peine!"amitiés,Juliette 

03/07/2008 11:27



Bonjour Juliette,

Vous faites preuve d'une force intérieure exemplaire à travers ces lignes.
Votre message, eu égard à votre situation, est marquant à mes yeux.
Merci d'être venue le déposer précisément dans cette note qui renferme de l'essentiel, cet essentiel que nous n'apprenons nulle part ailleurs qu'au contact des autres.
De tout coeur avec vous dans votre thérapie.

Amitié



Viviane 24/06/2008 11:16

j'ai connu beaucoup d e gens qui avaient beaucoup reçu et étaient d'une absence totale d'empathie à l'autrej'en ai connu beaucoup qui n'avaient jamais souffert et étaient incapables de comprendre la souffrance de l'autrepar contre  ceux qui avaient souffert eux-mêmes étaient à chaque fois d'une grande ouverture à la souffrance d'autrui... Ce qui n'exclut absolument pas ceux qui puissent ayant une vie heureuse et sans histoire donner aux autres ce qui leur fut donné en partage

26/06/2008 09:19


Je lis ton commentaire à l'instant où je pensais à toi en finissant de lire Siddharta de Hermann HESSE. Le merveilleux passage de la pierre...  et quant après sa fin si éblouissante, je lis
tes lignes, me vient l'idée simple du cheminement individuel de chacun qui doit à son niveau comprendre ce qu'il a à comprendre au milieu de sa propre diversité et de la multitude...
Et puis aussi, ce passage sur les mots...
je t'embrasse et merci d'être souvent à l'origine ou en suite de mes réflexions personnelles


sybilline 22/06/2008 14:06

Pour ma part, il me semble qu'il est plus difficile de recevoir que de donner - du moins dans les domaines de l'essentiel - et que le chemin est long jusqu' à la réalisation intime de ce que recevoir, c'est donner et  donner, c'est recevoir..

23/06/2008 11:37


J'ai reçu de l'amour dès le jour de ma naissance. C'était facile à prendre.
J'ai appris à en donner en imitant ceux qui m'en apportaient.
Partant de là, je pense que recevoir précède au don. Dans le don, lui-même, j'ai appris et apprends surtout en recevant. Quand une personne plus avancée dans son cheminement humain me laisse
entrevoir par son exemple, alors je mesure combien il m'en reste encore à apprendre sur le sujet du Don véritable.
Parfois, je reçois d'avoir donné moi-même. Ici, la vie me surprend alors car ce qui fut donné pouvait me sembler à moi sans importance et fut pourtant un élément essentiel pour un autre. C'est
alors une émotion très forte que de constater l'impact d'un don et la portée de ses gestes, l'étendue de son implication. A quel point donner c'est recevoir, et inversement.
Merci Sybilline de ton témoignage et de ta fidélité.


kelkun kinoze 1 Simili 100 Coeurs 22/06/2008 12:38

apprendre à recevoir quand on sait donner... quel étrangeté...

22/06/2008 13:11



Bienvenu !
Cela vous semble contradictoire de recevoir (par exemple de l'amitié, de l'amour, de la sincérité) pour apprendre le chemin du don ?



Viviane 21/06/2008 09:16

C'est toute la problématique de l'empathie que tu évoques là dans ta belle réflexion. Et je me demande souvent si ce n'est pas la souffrance qui rend empathique. Vivre dans un monde de violences de toutes natures et tenter d'en déméler l'écheveau oblige à en percevoir le moindre signeje crois que Cyrulnik a écrit de belles choses là dessus. L'enfance résiliente mais aussi les neurones miroirs;

21/06/2008 09:51


Je plonge matinalement dans l'apport que tu apportes ici à mon article.
Je regarde mon jardin ensolleillé et me pose cette question : la souffrance participe-t-elle à l'empahtie ? (beau sujet de Philo à cette époque d'épreuves de Bac).
Comment qui m'ont interpellée l'ont-ils fait ? Quelles sont les amitiés les plus puissantes et d'où sont-elles nées ? De l'honnêteté dans les aveux de leurs souffrances passées et présentes, qui
conduit à l'ouverture de soi-même. Oui, ceux que je reconnais pour empathiques, ont d'abord fait l'aveu de leur vulnérabilité et ce faisant m'ont démontré une force intérieure qu'on ne leur
soupçonnerait pas.
Ce n'est pas la souffrance personnelle qui rend empathique, à mon avis, mais de l'écouter chez un autre, qui vient vous la livrer en toute confiance sans se demander ce que vous en ferez.
Cyrulnik a présenté de beaux exemples de résilience, en effet.