Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

L'auteure

Rechercher

En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

Archives

7 juin 2008 6 07 /06 /juin /2008 19:46

 


http://www.sirlin.net/wordpress/wp-content/uploads/woman_writing.gif


Femme-écrivain

 

Je voudrais être femme-écrivain…

Pas juste écrivain ! Le vocable « femme » m’importe !

Il ajouterait une note de dissidence à l’éternellement masculin maniant sa plume -  oh ! combien symbolique ! – privilège viril  exclusivement réservé aux grands hommes.

Il est tout de même singulièrement étrange qu’une Colette, une Sand, une Eliot, une Beauvoir, ne soient jamais qualifiées de « grandes femmes » !

Tout à coup l’image fait rire…

Et j’en entends même qui ricanent : « Grande asperge ! ».

Et de mettre en avant les frasques sentimentales de ces dames ! Certains hommes – Hugo, Dumas,… - n’ont pourtant rien à leur envier !

Craindrait-on leur esprit libre, leur capacité à affirmer leur force d’écriture ? Écoutez-les qui vilipendent : « Vas-y, chérie, montre-nous qui tu es » à l’instar d’un Willy…

Mais aussitôt qu’elles s’exécutent, ils hurlent à la débâcle !

« Les femmes de plume sont dangereuses ! »…

 

Elles se donnent libre-cours, s’ouvrent aux autres, laissent voir leur fond, offrent leurs émotions, leurs doutes, leurs exaltations, sans pudeur, en toute sincérité, dénoncent les injustices, jettent aux orties les contraintes, jalonnent de leur style de nouveaux chemins d’écriture, s’expriment dans le langage direct du cœur, parlent des et aux femmes. À toutes les femmes. Qui prennent la parole à leur tour, et leurs idées font le tour. Le tour du patelin, le tour de la ville, le tour du pays, le tour du monde.

Pas même en quatre-vingt jours, elles vous provoqueraient une révolution !

Je voudrais être femme-écrivain…

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Viviane 10/06/2008 10:20

Qu'il est beau ce texte qui sonne à la fois comme une harangue et une prière. Tu as raison, j'ai toujours détesté le mot écrivaine ( peut-être parce qu'il contient le mot " vaine" ? Quand on sait ce que cela nous saigneon n'aime pas voir ce mot et ses homonymes raillésoui, femme écrivainjoli combat...

11/06/2008 08:10



Bien ressenti, quant à la harangue et à la prière...
Pour ma part, je n'ai pas de difficulté avec le mot écrivaine.
Avec provocation, je l'avoue, j'ai dit "femme-écrivain", additionnant cette  part de féminité à un vocable longtemps masculin. Ainsi, collé tout contre un hautement masculin,
"femme-écrivain" donne à réfléchir quant au parcours effectué par les femmes en quelques dizaines d'années dans le domaine littéraire.