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L'auteure

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En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 21:54

 

Ne pas se laisser aller à la morosité ambiante devient actuellement un véritable combat. Avez-vous entendu notre Président nous prédire en devin de l'économie une année de tous les dangers ? 

 

Voilà des années que nous offrons à nos enfants la perspective des effondrements, des désordres, des crises, du chômage, du contrôle de leur choix, d'un manque de perspectives et d'idéaux.

 

A présent, c'en est assez ! Je m'indigne, au nom de nos enfants auxquels nous n'offront plus rien que la noirceur et la critique de leurs actions, en décriant leur manque d'engagement qui ne peut qu'être puisque nous rognons leurs ailes avant même qu'elles ne puissent tenter de se déployer.

 

Il faut bien que quelques-uns finissent par se lever pour oser dire ce que nos enfants finiront par nous reprocher un jour : nous les sacrifions actuellement !

 

Il n'est pas dans mes habitudes de piquer un coup de gueule mais non, je ne peux accepter qu'un langage de peur nous soit prôné en guise de voeux pour une année que l'on nous prédit par ailleurs être celle de l'alignement, la dernière avant l'apocalypse !

 

Que l'on se penche sur l'histoire de notre monde et que l'on se demande avec bon sens s'il n'a jamais eu les moyens ou la créativité pour trouver des solutions, pour innover, pour améliorer, pour tourner et pour nous porter tout en tournant !

 

Ce langage d'angoisse qui nous est asséné de minutes en minutes par tous les médias qui ne relèvent plus que la laideur, la mort, les guerres, les noirceurs de ce monde, ce langage est en train de nous anéantir moralement. La France championne de la déprime !

 

Faut-il que de soit une chômeuse de longue durée - n'en finissant plus d'espérer un nouvel emploi quand son âge devrait pourtant la placer en posture de transmission de son savoir-faire, au point de se retrouver aujourd'hui presque lasse de postuler spontanément tant le manque de réponse des entreprises et pire de politesse  (dont le dernier émane d'un cabinet dit de consultants en ressources humaines, ceux-là mêmes qui se présentent comme conseilleurs !) est aujourd'hui devenue une attitude commune - faut-il disais-je qu'une sénior (ou une vieille selon les langages adoptés !) rappelle que nos enfants ont un avenir ?

 

Sommes-nous encore crédibles pour eux ? Sommes-nous encore pour eux un exemple à suivre ? Je commence à me sentir honteuse devant eux et plus guère justifiée de leur donner le moindre conseil puisque ceux qui nous gouvernent ne nous défendent plus et vilipendent notre avenir et par la même celui de nos enfants.

 

Récemment, je lisais le livre d'Eric Albert et d'Alain Braconnier "Tout est dans la tête" (éditions Odile Jacob). Ces deux psychiatres estiment que nous sommes aujourd'hui des hommes nomades. Nomades dans nos habitats, nos familles (souvent recomposées), nomades dans notre vie professionnelle (alternant entreprises, postes, non-activités tous azimuths), nomades dans notre vie quotidienne. "La perte de nos points d'ancrage a généré des pertes d'idéologies, qui elles-mêmes ont perdu toute crédibilité au bénéfice d'un choix de réalisme. D'une manière générale, c'est le désaveu de l'idéologie politique, la fin des appartenances religieuses, la transgression de la morale, l'effacement des références morales communes au profit de l'individualisme, et la charité qui s'appelle désormais solidarité devient surtout l'occasion de messes médiatiques aux quêtes profuses... Notre identité même en devient volatile". "Dans ces conditions, comment être confiant dans le futur si, en plus de l'imprévisibilité croissante des événements, le statut de chacun devient flou ? L'empire de l'éphémère dissout la certitude de soi-même. Et ces deux auteurs de nous interpeller : "il est incontestable que la stabilité sociale et culturelle contribuait auparavant à asseoir et à structurer l'identité de chacun. Celle-ci dépend d'une histoire, d'une filiation, d'un lieu géographique et d'une activité. Or, ce sont précisémment tous ces critères constitutifs de l'individu qu'une souplesse nouvelle et une volonté de liberté accrue ont rendus mobiles... Cette instabilité générale est peut-être la clé même de la "condition post-moderne". "

 

Je vous donne à tous à méditer ces paroles puisque de grands débats vont prochainement s'ouvrir sur la scène politique. Lequel, parmi nos candidats, s'est seulement accordé le temps de réfléchir à ce cadre d'existence inné que n'ont pas connu nos prédécesseurs ? En tant que nomades, qui désiront la liberté individuelle et qui présentons nos voeux de bonheur autour de nous et pour tous, il nous faudra réfléchir à ce nouveau statut de l'être moderne et nourrir nos réflexions sur le mouvement perpétuel et de la mouvance constante des choses.

 

Que votre année 2012 ne soit non pas celle de tous les dangers car cette idée m'est insupportable, mais plutôt celle de nos responsabilités sur tous les plans afin que demeure une place pour la beauté en ce monde éphémère, pour l'espoir et pour la créativité !

 

 

 

 

 

 

 

 

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commentaires

Florinette 26/02/2012 12:45


J'espère que tu vas bien. Je te souhaite un bon dimanche Marianne, à bientôt, bisous !


 

Marianne 26/02/2012 15:46



Merci Florinette, oui je vais bien. Je suis juste débordée ces temps-ci. J'ai débuté un nouveau travail, fort prenant pour l'instant. Donc je viens à peine 15 mn sur le net par jour, le temps de
trier mes mails. Je fais en sorte de construire un nouveau rythme et un équilibre tenant compte de plusieurs paramètres. Résultat, l'écriture en pâtit car elle passe au second plan, derrière
les urgences.


Je viens parfois lire les blogs tout de même !! Ici et là, quand je dispose de 2-3 mn le soir.


bisous et porte-toi bien aussi !  ;-)


 


 



Florinette 05/02/2012 11:08


Un petit coucou en passant pour te souhaiter un bon dimanche Marianne, je t'embrasse.


 

Marianne 11/02/2012 21:29



je reviens quelques jours plus tard. J'ai passé le dernier dimanche couchée avec une bonne grippe.


Je crois que celui qui vient sera donc meilleur !


Amitié, Florinette et merci de ton message. A mon tour de te souhaiter un heureux week-end !



Jean Paul 31/01/2012 08:44


Je m'en serais voulu de ne pas vous souhaiter une très bonne année ainsi qu'a vos proches, et tous vos amis blogueurs.
Après avoir beaucoup tardé, et avec Janvier qui se termine, il est temps !
Et je suis heureux que vous ayez retrouvé du travail, même en CDD.
Je partage votre indignation, et suis heureux des réflexions et débats que vous suscitez.


On sent bien que si la démocratie se résume a mettre un bulletin dans une urne pour une primaire, au autre pour un premier tour anectodique, et encore un pour choisir entre deux candidats
auxquels on ne croit pas ou on ne croit plus, on n'y arrivera pas.
On est en manque de thèmes fédérateurs, comme l'a été l'Europe par exemple dans les années 50. On est en manque d'une force de cohésion, qui nous fassent marcher globalement vers la lumière, pour
reprendre Platon dans le commentaire de Florinette.
Je suis admiratif des pays Arabes, dans le sens que leur "printemps" a été un mouvement populaire, qui a clairement dit non au totalitarisme. Ca ne résoud pas tout, les problèmes économiques sont
toujours la, mais c'est un message positif,  dont on gardera (y compris nous pays occidentaux) certainement quelque chose.

Marianne 11/02/2012 21:27



Moi aussi, je reviens tardivement. Mais sachez que j'ai apprécié votre intervention et votre commentaire. Merci beaucoup pour ces belles intentions à mon égard et ceux qui m'entourent.


Je n'ai plus trouvé le temps d'écrire une seule ligne depuis que je retravaille. Le cerveau est inondé de nouveautés à assimiler et la fatigue se fait sentir en soirée. Une période
d'adaptation...


Côté thèmes fédérateurs, l'idée de référendum du Président en place -m'a fait une nouvelle fois bondir... Plus aucune psychologie ne se pose sur la condition du demandeur d'emploi. Pourtant, ce
qu'il faut vivre pendant ce segment est fort déterminant et conditionne la personne humaine. On tire à boulet rouge sur un public déjà en difficultés et l'on montre du doigt des abus dont ils
seraient la cause. Jeter un humain à n'importe quel poste au motif de faire baisser les statistiques et dépenses publiques... une drôle de chasse aux sorcières s'engage là dont je gage qu'elle
fera encore plus de dégâts psychologiques sur ces personnes. Il n'est déjà pas joyeux de ne plus pouvoir choisir un emploi où l'on se sente des aspirations à cause de la crise, mais obliger un
individu à s'atteler à un travail et dans une entreprise non choisis... c'est à mon sens une atteinte à la liberté. On stygmatise les chômeurs pour détourner l'attention publique ailleurs
que sur les vrais secteurs dépensiers (j'allais écrire cyniquemet : dé-penseurs !).


Bon, encore un coup de gueule au bout de cette réponse. :-)


Merci de votre fidéle présence sur ce blog.


amitié.


 



Jean-Yves 25/01/2012 11:57


Bonjour Marianne


Oui je crois surtout que l'on ne doit pas attendre de solution au problème de socièté de la part du monde politique. Car leurs stratégies, plutôt que de résoudre les problèmes que nous
traversons, semblent en premier lieu de trouver la bonne formule ou méthode pour se faire élire... et une fois élus, de rester au pouvoir. Il y a manifestement ici un manque de sincérité...


Bien à toi... 

Marianne 11/02/2012 21:31



C'est l'opinion qui semble prévaloir toujours davantage dans la population dite "moyenne" qui est plus lucide des difficultés à résoudre sans doute parce qu'elle s'y heurte quotidiennement. 


Bien amicalement et bon week-end Jean-Yves.



Florinette 22/01/2012 19:16


Je suis bien d'accord avec tout ce que tu dis !! Il est urgent de se déconditionner de cette société actuelle qui mise tout sur la peur afin de garder le pouvoir. Surtout que cet effondrement
économique, qui va arriver, ne nous touchera pas personnellement, mais touchera surtout les spéculateurs, les financiers qui ont peur de perdre leur train de vie mirobolant. Il faut garder
confiance, et j'ai remarqué qu'il y a de plus en plus de personnes qui commencent vraiment à s'interroger sur la réalité de notre monde, qu'il n'y a plus rien à envier à cette société actuelle,
qu'un changement radical serait nécessaire, mais pour cela il faut bannir la peur...


J'aime beaucoup cette citation de Platon : « On peut aisément pardonner à un enfant sa peur de l’obscurité, mais il est tragique que les hommes aient peur de la lumière.» 


Bonne soirée Marianne, je t'embrasse !