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L'auteure

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En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

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30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 11:23

Marine TSVETAEVA, ma mère - Ariadna EFRON - Traduit du russe par Simone GOBLOT - Editions des Syrtes



Présentation de l'éditeur :  "Fille de Marina Tsvetaeva, Ariadna Efron semble avoir compris dès sa prime enfance la singularité de la grande poétesse russe et la valeur de sa poésie. « Lectrice absolue », confidente et complice, elle semble vouloir la faire revivre ou, du moins, l’empêcher de disparaître. « Très bientôt elle prendra sa place, une très grande place, dans la littérature soviétique, dans la littérature russe ; et je dois contribuer à cela, parce qu’il n’y a personne au monde qui la connaissait mieux que moi. », écrira-t-elle plus tard. Marina Tsvetaeva, ma mère rassemble des souvenirs de la petite fille puis de l’adolescente à travers les errances de sa mère. C’est une Tsvetaeva prise dans la vie de tous les jours, celle qui consiste à trouver de quoi manger, de quoi se chauffer, de quoi se vêtir. Ariadna assiste à son travail, à ses rites, à ses habitudes, à ses angoisses face à la création, à la poésie. Elle évoque des bouleversements incessants, des changements de domicile comme de pays ; les villes, les maisons et les gens se succèdent et se superposent. Elle balaie les ombres qui planent sur le personnage de Marina, décrit des périodes et des rencontres, traque les gestes, les regards, les réactions. C’est aussi toute une Russie sur le point de devenir URSS que nous dévoile Ariadna Efron, animée par certains des plus grands esprits de l’époque, intellectuels et artistes : un milieu incroyable, un peu irréel, dans lequel la fille de Marina Tsvetaeva a baigné si longtemps. Et le portrait qui ressort de ces pages est à l’image de leur relation : tendre, complice, admiratif mais sans l’ombre d’une concession. Un livre essentiel pour une connaissance intime de Marina Tsvetaeva.
Biographie
Née à Moscou en 1912, Ariadna Efron suivit ses parents en exil dès 1922, à Berlin, Prague puis Paris où elle passa une bonne partie de son adolescence, en fréquentant l’École du Louvre. En 1937, sous l’influence de son père Sergueï Efron, elle rentra en URSS. Arrêtée en 1939, elle fut condamnée à huit ans de « rééducation par le travail ». Libérée en 1947, elle fut de nouveau arrêtée puis déportée non loin du cercle polaire, pour être réhabilitée en 1955. Jusqu’à sa mort, en 1975, elle se consacra à la publication et à la diffusion de l’œuvre de Marina Tsvetaeva."


Au cours d'un précédent article , j'ai déjà évoqué avec vous cette auteure, que je considère comme majeure. 
Les éditions des Syrtes ont fait paraître conjointement récemment
Les Carnets (publiés sous la direction de Luba JURGENSON). Cet ouvrage représente 3 ans de labeur pour 3 personnes qui toutes ont convergé à faire, avec la densité d'informations récoltées, de l'utile vers notre époque dans l'objectif d'éclairer l'oeuvre de Marina TSVETAEVA. Cet ouvrage prend de ce fait une valeur testimoniale.

 



A travers ces deux ouvrages, il nous est donné le privilège d'entrer dans l'intimité de Marina TSVETAEVA.
Avec talent , Ariadna EFRON, nous entraîne dans l'univers qui fut le sien, auprès de sa mère. Il y a lieu de saluer son dévouement à faire perdurer à la fois la femme, l'écrivain, l'oeuvre et le destin à travers le temps passé pour permettre à la modernité de mesurer toute la dimension de Marina.
Parce qu'un auteur est à la fois sa vie et son oeuvre et que l'un ne va pas sans l'autre, c'est avec un grand respect qu'on découvre peu à peu tout ce qui fit vibrer et trembler Marina.
Je vous confesse qu'elle me subjugue et m'emporte très loin.
Elle me touche directement et me prend à témoin au coeur même de ses tourments quotidiens et de ceux de son époque. Ses passions sont poignantes. Son intransigeance n'a d'égale que sa transcendance poétique.
Elle est force et génie. Ses mots sont puissants et impérieux.

Malgré la fin tragique de son destin, qui a croisé Marina TSVETAEVA, même disparue, en portera à jamais l'empreinte. 

 

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