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L'auteure

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En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 14:43

 

 

 

 

« …Car la poésie ne s’adresse pas seulement au sujet de telle monarchie, au sénateur de telle oligarchie, au citoyen de telle république, au natif de telle nation ; elle s’adresse à l’homme, à l’homme tout entier. À l’adolescent, elle parle de l’amour ; au père, de la famille ; au vieillard, du passé ; et, quoi qu’on fasse, qu’elles que soient les révolutions futures, soit qu’elles prennent les sociétés caduques aux entrailles, soit qu’elles leur écorchent seulement l’épiderme, à travers tous les changements politiques possibles, il y aura toujours des enfants, des mères, des jeunes filles, des vieillards ; des hommes enfin, qui aimeront, qui se réjouiront, qui souffriront. C’est à eux que va la poésie. Les révolutions, ces glorieux changements d’âge de l’humanité, les révolutions transforment tout, excepté le cœur humain. Le cœur humain est comme la terre ; on peut semer, on peut planter, on peut bâtir ce qu’on veut à sa surface ; mais il n’en continuera pas moins à produire ses verdures, ses fleurs, ses fruits naturels ; mais jamais pioches ni sondes ne le troubleront à de certaines profondeurs ; mais, de même qu’elle sera toujours sera toujours la terre, il sera toujours le cœur humain : la base de l’art, comme elle de la nature.

Pour que l’art fût détruit, il faudrait donc commencer par détruire le cœur humain… »

 

Victor HUGO – Les feuilles d’automne

Paris 20 novembre 1831)  

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commentaires

florinette 29/04/2008 11:20

Magnifique extrait...j'aime beaucoup cette photo de Victor Hugo !Bonne journée Marianne, bises ! 

29/04/2008 14:12


Petit miracle virtuel qui permet de nous le rendre plus proche et d'illustrer son écrit par sa propre image d'homme pensif posant sur le monde son regard. Que dirait-il de notre monde actuel ? Il
me semble en lisant l'extrait que j'ai publié que finalement peu de choses ont changé depuis...


Viviane 29/04/2008 08:43

Pensée puissante et engagée, qui fait se demander pourquoi souvent Hugo est mal aimé si mal aimé?  j'ai souvenir des Djinns, de la puissance qui se dégageait de ce verbe créateur, de la musique de ce poète, elle m'a bercée autant que Baudelaire ou Rimbaud et ensuite les Russes...

29/04/2008 14:02


Sans doute ses convictions très affirmées qui en ont fait un écrivain et un poète... engagé.
J'ai aimé faire ressortir dans cet article sa défense de l'art et de l'humain. Tous deux éphémères mais forces vives.