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L'auteure

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En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

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7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 21:50
Les Sept Fils du Derviche - Alain SANTACREU - Le Grand Souffle - Roman, suivi du Manifeste contrelittéraire




4e de couverture : "Quand un homme meurt, disent les Upanishads, sa parole se résorbe dans le sens intérieur. Cette saveur inconnue d’un post mortem de la parole humaine, Les Sept Fils du Derviche nous la restitue dans la tradition retrouvée d’un grand récit visionnaire.

« L’instant d’avant, pourtant, j’ai atteint le désespoir, le point du souffle, cet orifice vide de la serrure par où l’œil ouvre la porte au-delà. Hagard, je m’abandonne à la mort, jetant un dernier coup d’œil en arrière : la vie me quitte… Suis-je seulement né, moi qui voudrais mourir ? »

L’action commence à Toulouse pour se poursuivre à Istanbul et en Asie mineure. Mais en apparence seulement, car l’évocation progressive de la « caverne aux Sept Dormants » n’est peut-être pas qu’une lointaine légende du passé… Le voyage a d’abord lieu dans le mouvement même du récit, dans cette façon si singulièrement simple, quasi imperceptible et musicale d’emporter son lecteur dans le tourbillon vide en lui faisant danser le Nom du souffle de sa vie.

L'Auteur : professeur de lettres, metteur en scène, écrivain à la recherche du sacré, Alain SANTACREU a commencé à vivre sa mort dans la vie en écrivant ce roman. Cette expérience existentielle fondamentale sera à l'origine du Manifeste qui figure à la fin de ce livre, puis de la revue Contrelittérature, fondée en 1999, et de La Contrelittérature, un manifeste pour l'esprit, paru en 2005."


Mon appréciation : on vous prévient dans la 4e de couverture. Il s'agit d'une expérience intérieure et de contrelittérature ! Ne soyez donc pas étonnés de perdre tout repère habituel et réflexe de lecture. On vous invite à vous laisser diluer, transformer, promener, charmer, voire écoeurer. Le moins de linéarité possible, des descriptions magnifiques, un vocabulaire travaillé, des images sublimes, des mutations. Il faut se glisser dans cette oeuvre, se laisser imprégner, surprendre, détourner, déraciner. L'explorer comme on entre dans un tout nouveau territoire.

Citations :
"La solitude est un état sans récit... elle est l'unique miroir de notre condition humaine, la seule histoire qui ne puisse être contée".
"C'est le processus même de toute initiation. L'être humain doit passer par toutes les phases de l'existence universelle s'il désire réaliser toutes ses possibilités
."

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commentaires

Viviane 09/04/2008 16:50

j'aime ce qui me dérange en écriture, donc ce livre... hop dans ma besace. certaine d'y retrouver la philosophie qui préside aux initiations des adolescents en Afrique. car dans le monde entier, cet apprivoisement du mourir à travers la dissolution d el'être dans le grand tout se retrouve, sous des variantes ... Lire Alchimies d'ailleurs dans la collection bouquin.

10/04/2008 17:54



J'adore tes commentaires autant que tes articles !  Je note "Alchimies" sur ma liste. Merci.
Nous pourrons échanger quand nous les aurons lus.