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L'auteure

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En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 16:22
Le Prince et le Moine - Robert HASZ - Ed° Viviane HAMY - Roman traduit du hongrois par Chantal PHILIPPE - 429 pages


Présentation de l'éditrice : " Aux origines, les tribus magyares qui peuplaient le bassin des Carpates étaient soumises à l’autorité de deux princes : le Gyula, qui possédait le pouvoir temporel et veillait sur les hommes, et le Künde, qui veillait sur les âmes.  
 
Au Xe siècle, l’Europe centrale est au cœur de toutes les convoitises : Rome et Byzance se partagent les territoires, tandis que la menace germanique croît inexorablement.
 
Dans ce même temps, les Magyars ont vécu une tragédie : le Künde Kurszán a été attiré dans un piège, puis assassiné ainsi que son fils ; depuis cet événement les Magyars ne connaissent plus d'instance spirituelle, et errent tels des enfants désemparés.
 
Confronté à l'extension de l'Empire germanique, le pape choisit un émissaire en la personne de Stephanus de Pannonie, un moine bénédictin de l'abbaye de Saint-Gall, et le charge de rejoindre les terres barbares pour remettre au prince un message, en fait une proposition d'alliance entre l'Église romaine et les Magyars afin de contrer le pouvoir de l'empereur Othon.
 
À peine arrivé à la frontière du monde chrétien, Stéphanus est fait prisonnier ; sans la moindre explication, il est renvoyé et balloté d'une tribu à une autre, sans qu'on lui donne la possibilité de rencontrer le prince et de remplir son office.
 
Le mystère s’épaissit de jour en jour, de mois en mois, tandis que Stéphanus découvre les tribus qui l’hébergent et le traitent avec le plus grand respect. En effet, tous ses interlocuteurs ont reconnu le médaillon que porte le bénédictin et que son abbé lui a remis en guise de protection avant qu'il entreprenne son voyage : il s'agit de l’oiseau Togrul, l’insigne du Künde.
 
D'ailleurs, les surprises et les coïncidences se multiplient : alors qu'il n'est jamais monté sur un cheval, Stephanus se tient parfaitement en selle au cours de chevauchées interminables, certains mots de la langue « barbare » s’échappent de sa bouche comme malgré lui… Ses propres comportements, qu'il ne comprend pas, le poussent à s'interroger sur son passé. Le monastère l'a recueilli alors qu'il était encore un enfant…
 
Serait-il possible qu'il soit véritablement le descendant du Künde ?
 
Au gré des batailles, des trahisons, des étonnements d'un moine qui perd progressivement sa naïveté, avec ses chroniques et ses récits enchâssés les uns dans les autres, Le Prince et le Moine plonge au cœur du mythe fondateur de la Hongrie, de ses rites chamaniques et de ses légendes"


Mon appréciation : un beau travail d'écriture historique. Parfois on songe au Roman de la Rose.
A travers ces tribus, leurs légendes et leur mode de vie, dont j'ignorais tout, leurs luttes au coeur d'enjeux politiques et religieux qui souvent les dépassent, on saisit mieux la situation du peuple magyar dans l'Europe Centrale du Xe siècle.
J'ai été gênée personnellement par ce choix de l'auteur d'écrire 3 récits en 1 livre : à mon sens, cela fait perdre du rythme par moment à l'histoire. Mais on saisit néanmoins ses intentions.
Je me suis absolument laissée enchanter par ses descriptions. J'en aurais même attendues davantage...
Pas facile de s'attaquer à l'épopée !  Robert HASZ s'en sort très honorablement et, ce faisant, s'offre encore de nous guider dans l'introspection de l'âme :
"Quel présent plus singulier le Tout-Puissant peut-Il faire à l'homme que de le placer face à lui-même et de le laisser juger, lui seul et non les autres, s'il a bien agi au cours de sa vie ?"...

L'auteur : Robert HASZ est né en 1964 en Voïvodine, dans l'ex-Yougoslavie. Il s'est installé à Szeged, au sud de la Hongrie, depuis 1991. Ses deux premiers romans, Le Jardin de Diogène et La Forteresse, ont été traduits aux Editions Viviane Hamy.

Lire une interview sur EVENE

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commentaires

florinette 03/04/2008 11:14

Cette maison d'édition offre, bien souvent, de très beaux romans !!Bonne journée Marianne ! 

03/04/2008 18:12


Oui, c'est un travail qualitatif qu'effectue Viviane HAMY en compagnie de ses auteurs. Je me souviens avoir lu il y a plusieurs années, alors qu'elle démarrait sa maison d'édition, une interview
d'elle qui d'emblée a déclenché mon estime car j'adhérais à ses valeurs.