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L'auteure

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En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 17:19


L
ES HOMMES QUI S’EN VONT

 

 Femme---la-lanterne.jpg

 

Je me suis laissée rouler à ses genoux

J’ai laissé aller ma tête entre ses mains

J’ai dit : « Tu partiras, je le sais bien »

Il a glissé ses doigts dans mon cou.

 

Il a caressé mon épaule et mes cheveux

Avec cette tendresse qui était la sienne

Il m’a prise par le menton et dans le temps qui s’égrène

Sous l’horloge, il a planté dans les miens ses yeux

 

REFRAIN

Les hommes qui s’en vont

Font mentir les chansons

Les hommes qui s’en vont

Font pleurer l’horizon

Les hommes qui s’en vont

Ont « Liberté » écrit sur leur front

Les hommes qui s’en vont

N’ont pas toujours raison.

Les hommes qui s’en vont

Ne savent pas ce qu’ils défont.

 

Il a poussé un soupir et sans un mot dire

Sur mes lèvres, de l’index, a dessiné un sourire

Il a attrapé son manteau

Et puis il m’a tourné le dos.

 

Du perron, je l’ai regardé s’éloigner longtemps

J’attendais qu’il se retourne encore

Je l’aime. Je l’aimerai jusqu’à ma mort

Je l’aime. Je l’aimerai pour tous les temps.

 

REFRAIN

Les hommes qui s’en vont

Font mentir les chansons

Les hommes qui s’en vont

Font pleurer l’horizon

Les hommes qui s’en vont

Ont « Liberté » écrit sur leur front

Les hommes qui s’en vont

N’ont pas toujours raison.

Les hommes qui s’en vont

Ne savent pas ce qu’ils défont.

 

 

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commentaires

Tony yves 27/05/2011 16:26



Vos mots sont bien jolis, alors certes je m'en vais mais je reviendrai


Je vous souhaite un très bon weekend


Amitiés


Tony Yves



Marianne 28/05/2011 15:33



Les vôtres aussi sont beaux. Ils chantent à nos oreilles de belles choses.


Merci pour l'amitié. C'est quelque chose qui a grande valeur à mes yeux.


:-)



agustina 10/08/2009 15:32

Très beau, très émouvant, ça me parle beaucoup, à+, A.

10/08/2009 21:43


Bienvenue, Agustina ! 
Une chanson (elle cherche encore son compositeur) qui m'a été inspirée par la lecture des écrits de Marine TSVETAIEVA. Dans l'un d'eux, elle décrivait le départ d'un de ses amis. De son
émotion partagée, est née la mienne et ce texte.


Sissipaillette 30/03/2008 18:40

Ce texte est sublime. Chacune de tes phrases est une invitation aux émotions. J'aime particulièrement les textes mélancoliques qui sont souvent le reflet de la vie amoureuse.Je suis de plus en plus sous le charme de tes mots ma chère Marianne.De très gros bisous à toiPS : j'ai vu les coms pour la bannière, je suis contente que tes lecteurs l'apprécient.A bientôt

01/04/2008 16:21



Merci pour ton enthousiasme à l'égard de mes écrits !
Il est vrai que la mélancolie est un état d'âme qui placel'émotion face à elle-même. C'est ici qu'on perçoit souvent la vulnérabilité humaine et c'est probablement pour cela que les uns et les
autres s'y retrouvent avec chacun leur sensibilité.
A tout bientôt sur ton blog !



Viviane 28/03/2008 16:16

Ton poème à la fois mélancolique et légeret ce choix de couleurs qui me font penser à la salamandreà ce qui couve dans l'ombrem'ont immédiatement faite penser à celui ci d e Sully Prudhommeque je t'"offreLe long des
quais les grands vaisseaux Que la houle incline
en silence Ne prennent pas
garde aux berceaux Que la main des
femmes balance
Mais viendra le
jour des adieux Car il faut que
les femmes pleurent Et que les hommes
curieux Tentent les horizons
qui leurent
Et ce jour là
les grands vaisseaux Fuyant le port
qui diminue Sentent leur masse
retenue Par l'âme
des lointains berceaux Par l'âme
des lointains berceaux

28/03/2008 20:32


Ah tiens,  c'est intéressant ce que tu témoignes là !
J'aime beaucoup ce parallèle entre la houle et le berceau.
"L'âme des lointains berceaux", c'est si joliment écrit !
Je perçois bien dans ce texte les forces invisibles et contraires qui tanguent à l'intérieur même de celui qui s'en va.
Les hommes ont tant de manière de s'en aller...


florinette 28/03/2008 14:33

Très joli texte et ta bannière est superbe !!Bon après-midi Marianne ! 

28/03/2008 20:20


Contente que tu trouves plaisir ici où tu es toujours la bienvenue.
Les compliments pour la bannière reviennent à Fleur de Lotus. Elle sera sûrement ravie de les lire et je la remercie encore pour sa gentillesse.