Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

L'auteure

Rechercher

En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

Archives

27 février 2008 3 27 /02 /février /2008 21:18
La Montagne de l'Âme - GAO Xingjian - Points - 667 pages

montagne-de-l--me.jpg
4ème de couverture
 : "Après avoir tutoyé la mort, un homme quitte Pékin pour partir en quête de son Graal intérieur : la mystérieuse "montagne de l'Âme". Entre tradition millénaire et vestiges de la Révolution culturelle, il sillonne la Chine des années quatre-vingts, égrenant récits fantastiques et légendes populaires au fil d'un voyage picaresque, poétique et profondément moderne.
Né en 1940, GAO Xingjian est peintre, dramaturge, critique littéraire, metteur en scène et traducteur. Réfugié politique depuis les événements de Tian'anmen, il vit à Paris. La Montagne de l'Âme est son premier roman. En 2000, il a reçu le Prix Nobel de Littérature pour l'ensemble de son oeuvre."


Le résumé du site EVENE : "A la source de la légendaire rivière You, se dresse, dit-on, un lieu où tout est à l'état originel, un lieu nommé Lingshan, la montagne de l'Ame. Parti des villes, le voyageur entreprend de rallier cette promesse d'Eden. Et, à la faveur d'escales dans les bourgs et villages des rives fluviales et des hauts plateaux tibétains, il se fait raconter par les habitants, vieux chefs, sages, jeunes filles ou manants, l'histoire infinie des hommes et de la nature



Mon appréciation : si je vous fausse un peu compagnie sur mon blog actuellement, chers lecteurs, le coupable, c'est lui ! J'avoue que je savoure pleinement cette écriture. Presque ligne à ligne. Ce n'est pas le type de livre à parcourir rapidement, histoire de se changer les idées. Ce serait sacrilège !  
En 81 chapitres, l'auteur vous promène à travers la Chine, ses villages, légendes, folklore, croyances, paysages. 
Il passe du Je, au Tu, au Elle, dans ses narrations écrites au présent. Au début, ce procédé décontenance, mais au bout de quelques chapitres, l'habitude s'installe et la gymnastique s'effectue
Vous rencontrez plusieurs personnages en des temps anciens et modernes, apprenez leur histoire,  leurs sentiments, leur quête et passez  de l'un à l'autre dans ce voyage. 
Descriptions, réflexions, introspections, sont livrées avec une véritable finesse et une remarquable justesse d'observation.
Amoureux des belles phrases, ce livre est pour vous si vous ne l'avez pas encore lu !

Citation :
"Allongé sur ton lit, tu regardes le plafond. L'ombre de la lampe transforme aussi le plafond blanc. Si tu concentres ton attention sur ton moi, tu t'aperçois qu'il s'éloigne peu à peu de l'image qui t'est familière, qu'il se démultiplie et revêt des visages qui t'étonnent. C'est pourquoi je serais pris d'une terreur incoercible si je devais exprimer la nature essentielle de mon moi. Je ne sais lequel de mes multiples visages me représente le mieux, et plus je les observe, plus les transformations m'apparaissent manifestes. Finalement, seule la surprise demeure... Quand j'observe les autres, je les considère comme des miroirs qui me renvoient ma propre image et cette observation dépend entièrement de ma disposition d'esprit du moment. Même lorsque je regarde une jeune fille, je cherche à l'appréhender avec mes propres sens, je l'imagine avec ma propre expérience avant de formuler un jugement. Ma compréhension d'autrui, y compris des femmes, est en fait superficielle et arbitraire. ... Le problème réside dans la prise de conscience intérieure de mon moi, ce monstre qui me tourmente sans cesse. L'amour-propre, l'autodestruction, la réserve, l'arrogance, la satisfaction et la tristesse, la jalousie et la haine, viennent de lui, le moi est en fait la source du malheur de l'humanité... Toute chose peut en maîtriser une autre, cette règle ne vaut pas que dans la nature, c'en est une aussi chez les hommes".



Partager cet article

Repost 0

commentaires

Daniel Fattore 11/08/2008 14:26

Déjà lu, avec délices! J'ai trouvé une très belle édition cartonnée qui a beaucoup ajouté au confort de lecture. Sur de tels pavés, ça compte.

12/08/2008 14:26


Tout à fait d'accord pour ce qui concerne l'édition, d'autant plus que la vue est précieuse (je dis ça parce que je suis aveugle d'un oeil) et quand on est grand lecteur. Mais dans ce dernier cas,
on finit par regarder à ses dépenses !
:-)
J'ai beaucoup apprécié de livre. Une promenade dans les mots !
Merci bien pour la visite et le commentaire !


sybilline 04/05/2008 12:16

Décidément, Marianne, ton blog va provoquer ma ruine  en livres!

05/05/2008 22:48


C'est un cri du coeur ça !  Tu m'as bien fait rire en tous cas.


Viviane 28/02/2008 17:29

ce qui est merveilleux dans un livre, c'est qu'il nous nourrit et fait de nous de meilleurs lecteurs encorealorsjouis de cette rencontre avec ce livre sans te faire de soucis (sourire)bisous

29/02/2008 12:55

Bonjour Viviane !Oui, celui-là je dois dire me plaît beaucoup surtout pour ses délicieuses descriptions qui emportent le lecteur très loin ailleurs.Un livre c'est une forme d'ouverture sur le monde. Je t'embrasse

Florinette 28/02/2008 12:32

Je ne l'ai pas lu, mais compte bien le faire, il faut juste que je trouve le temps nécessaire pour me plonger dans un tel livre !Bonne journée Marianne !

29/02/2008 14:29

Coucou Florinette,Il est vrai que c'est un gros livre mais il en faut la peine.  :-)Bises et merci de ta visite.