
Récemment, j'ai fait l'acquisition du Dictionnaire des symboles chez Robert LAFFONT (collection BOUQUINS).
Durant mes instants de loisirs, je m'y plonge et c'est toujours une satisfaction d'en apprendre de cet ouvrage riche en informations.
L'unique arbre qui pousse dans mon jardin (trop étroit pour en contenir d'autres) est un Tamaris.

Au quotidien, il symbolise la croissance de nos jumeaux qui cette année fêteront leurs 18 ans car il fut planté l'année de leur naissance, mais il est aussi appelé
chez moi "l'arbre de l'écrivain" par ma famille, en référence à l'inspiration que j'y puise certains jours...
En parcourant aujourd'hui le Dictionnaire des symboles, je vous fais lecteurs avec moi de ce que vais apprendre de plus au sujet de "mon arbre"... :
"Le Tamaris est en Chine, parce qu'il ressemble au pin ou parce qu'il résiste aux intempéries, un symbole d'immortalité.
[ en aparté, voici son allure en hiver ]
Le nom du Maître de la pluie Tche'e-song tseu signifie tamaris, ou pin rouge. Il a aussi pour nom Chou-téi (vertu des arbres), cette
vertu ou ce pouvoir étant sans doute propre à la résine, utilisée comme drogue de longévité.
On notera aussi que le tamaris semble avoir joué un rôle d'arbre central au pays de Canaan, car Abraham planta cet arbre à Bersabée avant d'invoquer Yahvée (Genèse 21, 33).
Après avoir conclu l'alliance avec Abimêlek, Abracham planta un tamaris à Bersabée et y invoqua Yahvé, Dieu d'éternité.
Pour les Japonais, les paysages qui renferment cet arbre (Gyorin = tamaris) font penser à un tableau de l'école de la Chine du Sud. Les savants d'autrefois disaient qu'il annonçait la pluie et
l'appelaient l'arbre divin, le magicien de la pluie. On le nomme encore l'Unique-aux-trois-Printemps, car il peut fleurir jusqu'à trois fois par an.
Il évoque la douceur de la solitude, les vastes étendues désertes, les grandes plaines chinoises où des civilisations se sont englouties sans qu'on s'en aperçoive, l'indifférence de
l'éternité."
Respect "mon arbre", symbole de longévité... et qui comme au pays de Canaan, tient dans mon jardin la place centrale !
A cette époque, il en est à la fin de sa première floraison de l'année. Je lui prêterai toute attention pour vérifier s'il y en aura de suivantes.
Les jours de pluie, il ploie ses branches sous le poids de l'eau comme Cosette portant son seau lourd. Il semble n'aimer que la légèreté de l'air qui déclenche un bruissement aussi doux qu'un
murmure entre ses rameaux qu'affectionnent particulièrement les mésanges et les moineaux.
A lui seul, il est un spectacle toujours renouvelé berçant mes rêveries, donnant naissance à de nombreux écrits, prenant le rôle de compagnon durant mes heures de solitude et lors de chagrin
ou difficultés passagères. Il a abrité nombre de mes lectures estivales, perçu nos conversations et rires familiaux ou amicaux, assisté aux barbecues-parties, porté les escalades de bambins (les
miens plus jeunes ou ceux de nos visiteurs) etc.
C'est donc pour toutes ces raisons et celles que nous avons découvertes ensemble, un immense symbole chez nous.
Cet arbre, a sa place dans notre famille !








Commentaires