Mon contrat CDD en librairie s'est achevé en février dernier, et donc je n'assisterai pas cette année à la rentrée littéraire. Petit pincement au coeur et bien des pensées à ceux et celles qui l'an dernier m'ont permis de vivre cet événement.
Ayant démarré depuis lundi 18/08/08 une nouvelle activité professionnelle à plein temps exigeant un gros travail personnel, prélevé sur mes loisirs du soir et du week-end, par ricochet mon temps de lecture est maintenant fortement restreint, et le sera durant de nombreux mois.
Pas pour autant que je tourne totalement le dos à ce qui reste ma passion : le livre.
Simplement, ne soyez pas étonnés de ne trouver en cette rentrée littéraire autant d'analyses que celles dressées en 2007 à pareille époque.
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Dans cette rentrée 2008, après le nouveau roman de Virginie OLLAGNIER, je poursuis maintenant avec celui d'Alice FERNEY : "Paradis conjugal". Je n'en suis qu'à la 70e page environ.
L'ouvrage est construit en 45 chapitres.
Avantage pour moi qui ne peux plus lire que par "à coups" !
"Le couple, les non-dits, les malentendus, la fin du désir, la solitude et la peur panique d'être quitté : tout est dit dans ce récit... où Alice FERNEY explore les multiples facettes du sentiment amoureux".
D'une manière bien particulière puisque l'héroïne principale depuis des mois tous les soirs regarde le... même film : "Chaînes conjugales" de Mankiewicz. Son mari s'est absenté, lassé. Elle reste avec ses enfants.
Ce film qu'elle resasse - évoquant la vie de 4 femmes - est pour elle un filtre, un miroir, un moyen d'étude du sentiment amoureux. Parfois ses enfants donnent leur avis, on échange, on se tait aussi...
Entre la vraie vie et la fiction, Elsace Platte (l'héroïne) voyage dans les méandres de l'amour, explore à la fois son intériorité, ses perceptions, ses angoisses, analyse le comportement féminin, etc.
Extrait :
"La vie aussi peut-être lue comme une histoire, dont on ne connaît pas la fin mais qui en aura une : il suffit de l'attendre. L'attente est plus exaspérante parce que cette histoire-là, au lieu d'être lue, est vécue, parce que celui qui en attend le dénouement est aussi l'un de ceux qui en décident. Comment savoir s'il faut attendre ou décider ? Existe-t-il une issue heureuse qui préexiste à l'action et réclame qu'on l'attende ? Ma vie est une histoire dont je suis le protagoniste agissant. Chaque homme devrait se dire cela. Chaque homme aimait-il qu'on lui racontât des histoires parce que celles-là lui évitaient les hésitations du choix et l'avancée douteuse de celle qu'il écrivait ? se demande Elsa Platte".







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