ENTRE MOTS ET VOUS

Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites,
exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels,
bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de
revenir à la substantielle réalité.
Tant de fois déjà, j’ai récapitulé mon parcours pour établir des bilans de compétences, des curriculum vitae, des rapports professionnels. Pour autant, je ne sais toujours rien de celle que je suis. Force est de constater que j’ai été toutes ces fonctions et que j’ai, de tout ceci, tant oublié déjà. J’ai traversé le temps les deux pieds dans chaque travail et chaque travail m’a détournée de ce que je pensais devenir au bout. Chaque emploi m’a-t-il façonnée ou est-ce moi qui me suis fondue dans ses cadres et ses conventions ? Qui ou quoi a gouverné tous ces gestes ? Ai-je innové ou me suis-je simplement laisser embarquer comme on monte inconsciemment dans le ventre d’un bateau qui mènera d’un port vers un autre ?
J’ai construit mon identité à chacun de mes emplois. Il a suffi d’une perte d’emploi pour tout déconstruire. À l’écart du flux qui emportait chaque matin le flot des voyageurs de leur foyer vers leur travail, j’ai pris conscience de l’aberration de nos raisonnements. Ce que nous sommes pour un autre se résume souvent à nos activités. Quelques mois d’inactivité professionnelle vous écartent du réseau social et peu à peu les messages et appels téléphoniques s’appauvrissent jusqu’à devenir peau de chagrin. Je n’étais plus dans la mémoire de la plupart des gens. N’être plus dans la mémoire des gens est une exclusion, une réduction au néant. À quoi tient vraiment le lien humain ? Peu de personnes sont restées. Elles ont poursuivi leur trajectoire. Sommes-nous des étoiles qui ne font jamais que se frôler de peu ?
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Il vient un moment
Où subrepticement
Il n'y a plus rien à dire
Parce qu’on ne veut plus rire
Parce qu’on a tant dit déjà
Et que les mots gisent morts devant soi.
Il vient un moment
Où seulement
On demande qu’on nous laisse libre
De pleurer, de songer, avec peut-être un livre
Parce qu’on a tant été là
Parce que personne n’a vu que l’on était là
Et que les mots sont devenus des maux.
Il vient un moment
Où doucement
On se retire pour ne pas vivre pire
Parce qu’on a entrevu de quoi chacun est capable
Parce qu’on a vu aussi de quoi l’on est coupable.
Et que les mots ne pourront rien annihiler.
Il vient un moment
Où dignement
On s’en va vers le monde
Parce qu’il n’y a personne à la ronde
Parce que les rêves entre eux se sont heurtés
Et que les mots les rendent juste fades.
Il vient un moment
Où solitairement
On quitte les routes qui ne mènent nulle part
D’avoir trop cru qu’elles nous rendaient libres
Dans ce besoin qu’ont les hommes d’être Quelqu’Un
Tandis que les mots ont besoin de visages, de mains, de lèvres pour vivre.
Il vient un moment
Où impérativement
On pressent le sens de l’existence
Parce que l’univers sans nous est en croissance
Parce que le souffle sans nous a son unique consistance
Or, aucun mots depuis des siècles n’a jamais rien livré du secret de la Vie.
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Il n'est n'est plus. Et de l'apprendre m'a touchée. Je l'avais écouté avec passion, il y a deux ans.
Il me laisse un goût de regret à la marge de ce jour.
L’espoir dans l’année qui s’ouvre laisse la place
à des projets, des vœux, des promesses, des résolutions...
Tant de confiance en le futur...Tant d'espérance...
Née en juste une petite seconde tandis que l'aiguille n'a franchi qu'un si infime espace.
Une telle métamorphose me laisse invariablement dans l'étonnement.
Elle génère en mon for intérieur un sentiment de compassion
et une réflexion quant à toutes ces attentes que chacun porte en soi.
C'est l'automne
Tarte aux pommes
Le temps des brumes
Tarte aux prunes
Aux bourrasques
Flaques flasques
Bon vent !
Vol-au-vent
Champignons sous l'humus.
ça mitonne Succulus ?
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