4ème de couverture :
"Une comptine enfantine bien innocente qui revient tel un leitmotiv, tout au long du roman... Une souris verte... comme une signature que dépose l'assassin sur le corps de ses victimes...
Quel point commun peut-il y avoir entre un restaurateur de Fréjus abattu devant la gare de Metz, un avocat alsacien tué en plein palais de justice de Strasbourg, le directeur départemental des
archives de la Moselle descendu sur son lieu de travail, des magistrats lorrains froidement abbatus à Metz ou Genève ?
La réponse ne viendra qu'après une patiente enquête de l'ex-commissaire principal Françoise Poisson, devenue agent d'enquêtes privées.
Et derrière l'intrigue, des questions. En particulier, quelles peuvent être les conséquences du non-dit familial, tant sur le plan individuel que collectif ?
L'auteur : Renée HALLEZ est originaire du Pas-de-Calais, après avoir vécu dans le Nord, en région parisienne et en Lorraine,elle
s'est installée à Strasbourg depuis plus de 25 ans. Chargée de mission dans une grande collectivité territoriale, avocate, actuellement cadre au Ministère des Finances, elle cultive chiffres et
mots.
"U-ne sou-ris ver-te", qui est sont 3e roman, est un polar se déroulant en Lorraine et en Alsace.
Renée HALLEZ vient d'obtenir pour ce roman le prix du roman policier du Centre européen de promotion des arts et lettres (CEPAL).
Mon appréciation :des redondances dans l'histoire et des dialogues parfois
mièvres. Néanmoins, l'intrigue, quant à elle, est construite avec habileté et happe rapidement l'intérêt du lecteur.
On apprécie d'entrer dans les coulisses judiciaires pour suivre ses acteurs.
En fin d'ouvrage, l'auteur soumet à la réflexion individuelle plusieurs questions intéressantes :
"Suffit-il d'un procès pour apporter à une famille la sérénité attendue ?
"Où est la vérité, avec un grand V majuscule, celle qui répond à toutes les questions de manière absolue ? Celle qui satisfait à la fois les policiers, les juges, les jurés, les parties civiles,
les auteurs des actes jugés et même la presse et le public ? ... Il y a quasiment autant de vérités que de parties prenantes à un procès. Parce que la Justice relève de l'humain et que l'humain
est soumis à la fois à la contingence et à la nécessité. Parce que chaque être humain aborde le procès avec ses propres exigences et ses propres limites...
Qui est vraiment gagnant dans la réparation ?...
Que sait-on vraiment des pensées les plus intimes des autres ? Quelles certitudes avoir dans les rapports à l'autre ?..."
Soulevant débats, ces pensées m'incitent à suivre avec intérêt l'évolution de cet auteur.







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