
Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites,
exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels,
bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de
revenir à la substantielle réalité.
"Un véritable artiste ne pense pas son oeuvre avant de la faire ; il agit, et découvre son oeuvre en l'exécutant.
Il se
laisse surprendre. L’obstacle, la résistance, sont pour lui des opportunités de création. Il est en dialogue avec le Réel, disponible à l’inspiration qui se donne. Cela ne veut pas dire que
l’action ne requiert pas une préparation ! Mais ce n’est pas préparer l’action : c’est se préparer à l’action.
Le peintre zen, avant de peindre, attend ; il médite. Pense-t-il à son œuvre ? Non ! Il se rend disponible, au monde et à lui-même, et à l’énergie qui le saisira.
Se préparer à l’action, c’est se préparer à la spontanéité. C’est une discipline intérieure, mais elle nous ouvre, au plus profond de nous-mêmes, aux sources de l’acte juste : affirmation,
création, dialogue avec la vie. »
Par : Denis Marquet
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Ne pas se laisser aller à la morosité ambiante devient actuellement un véritable combat. Avez-vous entendu notre Président nous prédire en devin de l'économie une année de tous les dangers ?
Voilà des années que nous offrons à nos enfants la perspective des effondrements, des désordres, des crises, du chômage, du contrôle de leur choix, d'un manque de perspectives et d'idéaux.
A présent, c'en est assez ! Je m'indigne, au nom de nos enfants auxquels nous n'offront plus rien que la noirceur et la critique de leurs actions, en décriant leur manque d'engagement qui ne peut qu'être puisque nous rognons leurs ailes avant même qu'elles ne puissent tenter de se déployer.
Il faut bien que quelques-uns finissent par se lever pour oser dire ce que nos enfants finiront par nous reprocher un jour : nous les sacrifions actuellement !
Il n'est pas dans mes habitudes de piquer un coup de gueule mais non, je ne peux accepter qu'un langage de peur nous soit prôné en guise de voeux pour une année que l'on nous prédit par ailleurs être celle de l'alignement, la dernière avant l'apocalypse !
Que l'on se penche sur l'histoire de notre monde et que l'on se demande avec bon sens s'il n'a jamais eu les moyens ou la créativité pour trouver des solutions, pour innover, pour améliorer, pour tourner et pour nous porter tout en tournant !
Ce langage d'angoisse qui nous est asséné de minutes en minutes par tous les médias qui ne relèvent plus que la laideur, la mort, les guerres, les noirceurs de ce monde, ce langage est en train de nous anéantir moralement. La France championne de la déprime !
Faut-il que de soit une chômeuse de longue durée - n'en finissant plus d'espérer un nouvel emploi quand son âge devrait pourtant la placer en posture de transmission de son savoir-faire, au point de se retrouver aujourd'hui presque lasse de postuler spontanément tant le manque de réponse des entreprises et pire de politesse (dont le dernier émane d'un cabinet dit de consultants en ressources humaines, ceux-là mêmes qui se présentent comme conseilleurs !) est aujourd'hui devenue une attitude commune - faut-il disais-je qu'une sénior (ou une vieille selon les langages adoptés !) rappelle que nos enfants ont un avenir ?
Sommes-nous encore crédibles pour eux ? Sommes-nous encore pour eux un exemple à suivre ? Je commence à me sentir honteuse devant eux et plus guère justifiée de leur donner le moindre conseil puisque ceux qui nous gouvernent ne nous défendent plus et vilipendent notre avenir et par la même celui de nos enfants.
Récemment, je lisais le livre d'Eric Albert et d'Alain Braconnier "Tout est dans la tête" (éditions Odile Jacob). Ces deux psychiatres estiment que nous sommes aujourd'hui des hommes nomades. Nomades dans nos habitats, nos familles (souvent recomposées), nomades dans notre vie professionnelle (alternant entreprises, postes, non-activités tous azimuths), nomades dans notre vie quotidienne. "La perte de nos points d'ancrage a généré des pertes d'idéologies, qui elles-mêmes ont perdu toute crédibilité au bénéfice d'un choix de réalisme. D'une manière générale, c'est le désaveu de l'idéologie politique, la fin des appartenances religieuses, la transgression de la morale, l'effacement des références morales communes au profit de l'individualisme, et la charité qui s'appelle désormais solidarité devient surtout l'occasion de messes médiatiques aux quêtes profuses... Notre identité même en devient volatile". "Dans ces conditions, comment être confiant dans le futur si, en plus de l'imprévisibilité croissante des événements, le statut de chacun devient flou ? L'empire de l'éphémère dissout la certitude de soi-même. Et ces deux auteurs de nous interpeller : "il est incontestable que la stabilité sociale et culturelle contribuait auparavant à asseoir et à structurer l'identité de chacun. Celle-ci dépend d'une histoire, d'une filiation, d'un lieu géographique et d'une activité. Or, ce sont précisémment tous ces critères constitutifs de l'individu qu'une souplesse nouvelle et une volonté de liberté accrue ont rendus mobiles... Cette instabilité générale est peut-être la clé même de la "condition post-moderne". "
Je vous donne à tous à méditer ces paroles puisque de grands débats vont prochainement s'ouvrir sur la scène politique. Lequel, parmi nos candidats, s'est seulement accordé le temps de réfléchir à ce cadre d'existence inné que n'ont pas connu nos prédécesseurs ? En tant que nomades, qui désiront la liberté individuelle et qui présentons nos voeux de bonheur autour de nous et pour tous, il nous faudra réfléchir à ce nouveau statut de l'être moderne et nourrir nos réflexions sur le mouvement perpétuel et de la mouvance constante des choses.
Que votre année 2012 ne soit non pas celle de tous les dangers car cette idée m'est insupportable, mais plutôt celle de nos responsabilités sur tous les plans afin que demeure une place pour la beauté en ce monde éphémère, pour l'espoir et pour la créativité !
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Le miracle de Noël N’est pas survenu en ma faveur. Le miracle de Noël Est peut-être ailleurs, Près d’une femme impotente. Sous des paupières dans une tente. Dans l’accroc d’une voile. Sous une couverture trempée d’étoiles. Dans le cœur de celui qui renoue avec le Suprême Après avoir longtemps erré hors de lui-même. Ou peut-être dans les yeux de l’affamé Qu’une âme a su ranimer. Ou encore dans la solitude recueillie D’un mendiant accueilli. Ou dans un bidonville moribond Duquel on tire un petit vagabond. Ou dans les larmes de cristal D’un fracassé sur un lit d’hôpital. Au fond d’une brisure Que des bras rassurent. Le miracle de Noël est peut-être partout Où pour quelqu’un, un autre est tout.
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Au pied du chateau médiéval du Haut-Koenigsbourg, sur la route des vins, le village d'ORSCHWILLER s'est illustré ce week-end en alliant illuminations, décorations, chants, animation musicale, présentation de métiers d'antan, pour appeler à son tour Noël tout en maintenant son authenticité.
Bien sûr, je n'ai pas manqué de faire une halte au stand de fabrication de vin chaud qui sentait divinement l'orange et la cannelle. Selon une expression familiale, c'était comme "le petit Jésus en culotte de velours" !
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NOEL EN ALSACE
Poursuivons la route des villages alsaciens, contribuant autant que la capitale strasbourgeoise, à l'ambiance chaleureuse dans notre région au moment de ces fêtes de fin d'année. Cette fois, arrêtons-nous à COLMAR.
Des commerçants et artisans jusqu'aux particuliers, que de talents déployés par tant de mains pour le seul plaisir d'offrir l'originalité, la régionalité, la douceur nostalgique de l'enfance, la chaleur, l'amitié à l'alsacienne !
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C’est un amour qui m’évade Comme midinette en escapade C’est un amour à l’état brut Qui m’élève vers les sommets abrupts C’est un amour qui carapate Jusqu’aux plateaux où la lumière se réfracte C’est un amour qui nous contemple Dans un espace toujours plus ample C’est un amour juste limpide Qui dévale les pentes intrépides C’est un amour deltaplane Qui se fout éperdument du vide où il plane C’est un amour en liberté Avec ce rien d’animalité C’est un amour qui nous protège Qui ne se joue qu’en arpèges C’est l’amour immortel
L’irrationnel sentiment éternel.
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